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QU'EST-CE QUE
JE VIS?
Lorsqu'une personne qui nous est chère vit un trouble
anxieux, nous passons à travers une série
d'émotions.
Pendant la période de crise, nous nous retrouvons
souvent en état de choc, nous posons des gestes sans
trop y faire attention: lui rendre visite, s'occuper de
ses affaires urgentes, etc. Nous n'avons pas le temps de
nous attarder à nos émotions, à notre
vécu. Nous sommes comme dans la brume. Puis, peu
à peu, la brume se dissipe et des émotions
de colère, de peine, de culpabilité surgissent.
Nous nous en voulons ou nous en voulons à l'autre
de ce qui arrive. Nous nous demandons quelles erreurs nous
avons pu commettre, ce que nous aurions pu faire pour éviter
cela, comme si sa maladie était de notre faute.
Puis avec le temps, nous reprenons peu à peu confiance
en l'autre, en nous et en la vie. Toutes ces étapes
sont les mêmes que lorsque nous vivons un deuil. Dans
le fond de nous-mêmes, il y a un rêve qui meurt
à chaque crise d’anxiété, le
rêve de voir notre enfant, notre conjoint, notre frère
ou sœur, être comme nous l'avions imaginé.
A chaque fois, c'est éprouvant et difficile à
vivre. Nous risquons même de nous épuiser physiquement
et moralement.
Alors que faire pour prendre soin de nous-mêmes?
Prendre soin de nous, ce n'est pas être égoïste,
c'est juste veiller à ne pas décharger inutilement
nos batteries. Lorsque nous sommes épuisés,
nous nous emportons facilement et tout nous semble une montagne.
Prenons le temps de faire le point sur nous-mêmes,
sur nos émotions et sur les problèmes que
nous rencontrons. Prenons aussi le temps de nous reposer,
de refaire le plein d'énergie. Nous serons davantage
en mesure d'assumer au fur et à mesure chaque difficulté
que nous rencontrerons.
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