N A L P A

dtemp001_3.jpg (959 octets)

CARL GUSTAV JUNG

 

! info !

Pour accéder directement à l'ouvrage qui vous intérresse dans ce menu , cliquez sur le titre

Aïon : études sur la phénoménologie du Soi

Aspects du drame contemporain

C.G. Jung parle

Commentaire sur le Mystère de la Fleur d'Or

Correspondance 1906 - 1940

Correspondance 1941 - 1949

Correspondance 1950 - 1954

Correspondance 1955 - 1957

Correspondance 1958 - 1961

Correspondance 1932-1958

Dialectique du moi et de l'inconscient

Essai d'exploration de l'inconscient

Essai sur la symbolique de l'esprit

Introduction à l'essence de la mythologie

La guerison psychologique

L'âme et la vie

L'âme et le soi

L'énergétique psychique

L'homme à la découverte de son âme - Stucture et fonctionnement de l'inconscient

L'homme et ses symboles

La vie symbolique

Le fripon divin

Les énergies de l'âme

Métamorphoses de l'âme et ses symboles

Les rêves d'enfant ( Tome 1 )

Les rêves d'enfant ( Tome 2 )

Le divin dans l'homme

Ma vie

Mysterium conjuctionis (Tome 1)

Mysterium conjuctionis (Tome 2)

Présent et avenir

Problèmes de l'âme moderne

Psychogénèse des maladies mentales

Psychologie de l'incoscient

Psychologie du transfert

Psychologie et alchimie

Psychologie et éducation

Psychologie et orientalisme

Psychologie et religion

Réponse à Job

Sur l'interprétation des rêves

Synchonicité et Paracelsica

Types psychologiques

Un mythe moderne

 

 

 Ce site à reçu

Visiteurs

MonCompteur.com - Offrez-vous un compteur de visites gratuit !

(Visiteurs tous sites confondus)

Contact mail

- Pierre Dassigny -


Carl Gustav Jung
-Celui qui a découvert l’inconscient aux côtés de Sigmund Freud ?
-L’homme qui a dressé la première cartographie de notre monde intérieur, à l’image des premiers géographes ?
-Celui qui a éclairé les grands événements de notre histoire en les reliant à notre d'aujourd'hui ?
-Celui qui a donné à l’homme les clefs pour que celui-ci retrouve le sens de sa vie ?


Voici quelques éléments de réponse ...
Fils de pasteur, Carl Gustav Jung est né le 26 juillet 1875 à Kesswil, au bord du lac de Constance en Suisse. Ses années au collège de Bâle l’ont conduit à s’intéresser aux sciences naturelles, à la philosophie, à la religion. Son père meurt en 1896, il se retrouve seul avec sa mère et sa sœur et se pose pour lui la question de la poursuite de ses études. Il connaît une période de grande pauvreté, mais finalement réussit à entreprendre des études de médecine. Son intérêt pour les données biologiques et les données spirituelles le conduit à choisir la psychiatrie.
En 1900, il devient assistant à la clinique psychiatrique de l’université de Zurich (le Burghölzli). Ses années d’apprentissage lui permettent de mieux comprendre l’univers des malades mentaux. C’est à ce moment là qu’il découvre les travaux publiés par Sigmund Freud. Les recherches faites par Freud au niveau de l’hypnose et du rêve aident Jung à aborder l’univers étrange des hôpitaux psychiatriques. La première rencontre entre les deux hommes a lieu en février 1907. Très vite des divergences apparaissent, elles se confirment en 1909, date à laquelle ils firent un voyage commun aux Etats-Unis, invités par la Clark University (Worcester, Mass.). Au début des années dix, les deux hommes se séparent. Jung traverse alors un période de profonde solitude, confronté à son propre inconscient. Il sort de cette crise en 1918 et alors commence pour lui toute une série d’études et de publications, autant de jalons pour baliser les territoires inconnus qu’il vient de découvrir.
Il se marie en 1903 avec Emma Rauschenbach, a cinq enfants et construit une maison où il s’installe définitivement dès 1909 à Kusnacht (à quelques kilomètres de Zurich, sur le bord du lac de Zurich). En 1923 Jung achète un terrain sur la commune de Bollingen, à une trentaine de kilomètres de son domicile (au bord du lac également). Il y construit une simple tour, lieu de refuge, de méditation, qui après plusieurs modifications, finit au fil des ans par devenir un véritable lieu de vie à l’écart et à l’abri du monde extérieur (en particulier de son travail journalier auprès de ses patients).
Ses découvertes l’obligent à s’intéresser à nos racines occidentales, à tous les courants de pensée. Il réhabilite le monde chrétien, l’alchimie, il étudie de très près le monde oriental. Sa culture est immense. Il entreprend toute une série de voyages, il découvre des hommes peu touchés par la civilisation, vivant entre deux mondes (Inde, Afrique du Nord, tribus du Kenya, Indiens en Arizona, au nouveau Mexique).
Dès 1936, il décrit dans l’un de ses livres le danger que fait courir l’Allemagne avec une foule de détails malheureusement prophétiques, reliant l’histoire de ce pays aux mythes sous-jacents qui l’animent. Son œuvre est condamnée par les Allemands, il ne peut rien faire pour éviter le conflit mondial et il doit sa survie au seul fait d'habiter en Suisse.
En 1944, il est victime d'un infarctus, c’est là qu’il fait l’expérience du passage de la vie vers la mort dans sa première phase. Une force invisible l’oblige à "revenir sur terre". Il publie alors toute une série d’ouvrages qualifiés de majeurs. En 1945, il fonde la société Suisse de Psychologie pratique et en 1948 l'Institut qui porte son nom (à Zurich).
Il écrit jusqu’à la fin de sa vie, témoin de l’homme, des difficultés de son temps. Il meurt le 6 juin 1961 à Kusnacht.


Liste des ouvrages de Carl Gustav Jung

Aïon : études sur la phénoménologie du Soi

Le processus d'individuation vécu et décrit par C.G. Jung constitue l'axe de la psychologie des profondeurs. Il aboutit à la réalisation d'une totalité psychique transcendant le moi et dénommée Soi, rassemblant en elle les contraires et offrant empiriquement les caractéristiques du « dieu intérieur » de la philosophie éternelle. Aïon étudie le Soi dans son rapport avec l'Homme-Dieu chrétien.Le Christ lumineux est confronté dès l'origine avec sa contrepartie obscure, l'Antéchrist, dont le règne doit précéder le retour du Seigneur ou Parousie. L'association des deux contraires se rencontre dans le signe zodiacal des Poissons.

Le poisson est historiquement l'un des premiers symboles du Christ. Le signe des Poissons gouverne l'ère (aïon) chrétienne et désigne le « le grand mois » platonicien suivant celui du Bélier et auquel doit succéder l'âge du Verseau.
Le survol de deux millénaires chrétiens révèle des correspondances (synchronicités) que l'on pourrait être tenté d'interpréter comme le passage de l'ère du Christ à celui de l'Antéchrist, parallèlement au déplacement du point vernal de l'un à l'autre des Poissons. Des prédictions explicites d'astrologues de la Renaissance, dont l'illustre Nostradamus, projettent une lumière curieuse sur la présence de telles préoccupations dans l'esprit occidental.
Jung étudie le symbolisme du poisson et celui du Soi en s'appuyant sur des documents émanant des gnostiques et de leurs successeurs, les alchimistes. Il considère les uns et les autres comme des psychologues avant la lettre, qui ont refusé les limites du dogme pour demeurer fidèles aux données de l'expérience intérieure. C'est pourquoi il voit en eux les ancêtres de sa psychologie des profondeurs. (4eme de couverture)
(Traduction par Etienne Perrot et Marie-Martine Louzier-Sahler, éditions Albin Michel, 332 pages).

Retour au menu des ouvrages

Aspects du drame contemporain

« Des temps aussi foncièrement troublés que notre époque - avec ses passions politiques déchaînés, ses chambardements d'États et de frontières qui frisent au chaos, sa conception des choses ébranlée jusque dans ses fondements - influencent si puissamment les décours psychiques de l'individu que le médecin se voit contraint d'accorder une attention accrue aux interférences suscitées dans l'âme de ses patients par les contingences de l'actualité ».
Dans ce contexte C.G. Jung a regroupé dans cet ouvrage plusieurs textes publiés à des époques différentes : 

1928 : Signification de la ligne Suisse dans l'analyse spectrale de l'Europe.
1936 : Wotan, l'ancien dieu de la tempête et de l'ivresse resurgit - témoignage bouleversant des forces qui vont se révéler destructrices - à l'œuvre dans l'âme du peuple allemand.
1945 : Après la catastrophe.
1958 : La conscience morale d'un point de vue psychologique.
(Traduction par Roland Cahen, éditions Georg, 268 pages).

Retour au menu des ouvrages

 

C.G. Jung parle

Rencontres et interviews réunis par W. Mc Guire et R.F.C. Hull
Bien que Jung se décrivit lui-même comme un « introverti de type pensée-intuition », il donna, au cours de sa longue vie, de nombreuses interviews et tous ses visiteurs gardent le souvenir d'un homme disert, amical et très souvent plein d'humour. Ce livre, à travers plus de cinquante récits de conversations les plus diverses, tente de saisir sa personnalité et son esprit : on y trouve des interviews pour les journaux, la radio, la télévision, un grand film didactique, ou encore les souvenirs de ses patients, élèves, collègues et visiteurs célèbres tels que Mircea Eliade, Alberto Moravia, Charles Lindbergh, Miguel Serrano, etc

. Ces récits s'entendent de la jeunesse estudiantine de Jung jusqu'à sa mort et abordent des sujets de variété infinie. On peut y suivre, sur une période de soixante-dix années d'une histoire extérieure plus que mouvementée, le cheminement d'un « homme à la découverte de son âme », dispensant à l'envi les trésors rapportés de sa plongée dans les profondeurs, et transmettant, à ceux qu'à leur tour appelle le destin, le rameau d'or qui leur permettra d'entreprendre le « voyage intérieur ».  (4eme de couverture)
(Traduction par Marie-Martine Louzier-Sahler et Benjamin Sahler, éditions Buchet Chastel, 368 pages).

Retour au menu des ouvrages

Commentaire sur le Mystère de la Fleur d'Or

Le Mystère de la Fleur d'Or est un traité alchimique chinois taoïste, que le missionnaire protestant Richard Wilhelm a fait connaître à Jung en 1928. Celui-ci dans son commentaire publié en Allemagne l'année suivante, formule l'aspiration moderne à la conscience totale, dans une langage à la fois traditionnel et accessible à l'Européen du xxe siècle. Il peut ainsi être regardé comme le « restaurateur de la Voie occidentale ».Nous mettons aujourd'hui ce commentaire à la disposition du public français, en l'accompagnant des dessins de Jung représentant les « quatre stades de la méditation »,ainsi que des « exemples de mandalas européens » sélectionnés par lui.

Nous présentons ensuite une traduction du discours que Jung fit à la mémoire de Richard Wilhelm l'année où ce dernier mourut (1930), et enfin la remarquable préface du Yi-King (1950). 
(extrait 4eme de couverture)
(Traduction par Etienne Perrot, éditions Albin Michel, 148 pages).

Retour au menu des ouvrages

 

Correspondance 1906 - 1940

A travers des lettres qui vont en se multipliant au fur et à mesure que Jung avance en âge, que ses théories s'affirment et s'affinent dans un seul et même mouvement, que son influence progresse à travers le monde entier, nous assistons comme en direct à l'élaboration de ses idées, nous partageons ses interrogations, nous suivons ses avancées et ses reprises, bref nous vivons son travail à ce point privilégié où nous avons l'impression de le saisir souvent à sa source.
Jung, en effet, est bien plus libre dans sa correspondance que dans ses ouvrages "officiels", il n'y recule parfois devant aucune hypothèse - quitte, s'il le faut, à l'abandonner plus tard - et s'explique sans détour sur ce peuvent être les noeuds et les difficultés de sa théorie.

Si on ajoute que ses correspondants sont souvent parmi les plus prestigieux, comme Wolfgang Pauli, le prix Nobel de physique, Pascual Jordan, l'un des fondateurs de la physique quantique, Erich Neumann, Henri Zimmer, Hermann Hesse ou Richard Wilhelm, on s'aperçoit à quel point il s'agit là de documents exceptionnels. (extrait 4eme de couverture)
(Traduction par Josette Rigal et Françoise Périgaut, éditions Albin Michel, 394 pages

Retour au menu des ouvrages

 

Correspondance 1941 - 1949

Le premier tome de la correspondance de Jung s'arrêtait à la fin de 1940, alors que l'Europe, et bientôt le monde entier, sombrait dans la tempête de l'Histoire. Dans ce second volume, tandis que l'espérance revient peu à peu, on voit Jung approfondir sa quête, tant quant à la signification de l'alchimie pour l'inconscient que quant à la fonction religieuse de ce dernier.
Après la rupture avec Freud, après l'affirmation de sa propre théorie (des Types psychologiques au Commentaire sur le mystère de la Fleur d'Or), puis sa consolidation avant-guerre, le voici maintenant en route dans un mouvement qui va bientôt le faire déboucher sur le dernier état de sa pensée -

à la fois le plus audacieux, le plus érudit et le plus rigoureux. C'est à cette gestation que nous assistons ici, dans des entretiens multiples avec des correspondants de tous les horizons, de toutes les nationalités, de toutes les disciplines : de l'analyse proprement dite à la théologie, l'ethnologie, la physique ou l'histoire des religions.
Un livre indispensable pour comprendre tout un pan de l'histoire des idées au milieu de notre siècle. (4eme de couverture)
(Traduction par Françoise Périgaut et Claude Maillard, éditions Albin Michel, 340 pages

Retour au menu des ouvrages


Correspondance 1950 - 1954

En 1950, Jung atteint ses soixante-quinze ans. C'est aussi le moment où, après les années d'approfondissement, en particulier du symbolisme alchimique, sa pensée en arrive à sa dernière efflorescence et où Jung débouche sur certaines de ses oeuvres majeures, que ce soit le Mysterium Conjunctionis, La Synchronicité ou la Réponse à Job.
Durant ces années 1950 - 1954, le penseur, le psychologue, l'homme Jung se réunissent indissociablement pour produire des thèses qui éclairent rétrospectivement ses études antérieures et en donnent de ce fait comme l'orientation fondamentale.

Mêlant intimement l'audace de la pensée, une érudition quasi sans faille, l'expérience du clinicien, la rigueur du théoricien, ces thèses sont toutefois si neuves par rapport à son temps qu'elles font parfois scandale.
Cette correspondance en porte le témoignage aigu. Dans ses lettres à Henry Corbin, Hermann Hesse, Charles Kerényi, Erich Neumann ou au théologien Victor White, on voit Jung expliquer et ré-expliquer sans cesse ce qu'il a vraiment voulu dire, au-delà des malentendus et des lectures réductrices - en même temps qu'il maintient d'une façon intransigeante ses points de vue, qu'il a mis près d'un demi-siècle à élaborer dans leur dernière version. Et ce n'est pas le moindre mérite de cette correspondance, au ton souvent si libre, que de nous faire voir Jung par lui-même et de nous livrer ainsi, d'une certaine manière, le "vrai" Jung. (4eme de couverture)
(Traduction par Claude Maillard et Christine Pflieger Maillard, éditions Albin Michel, 305 pages).

Retour au menu des ouvrages


Correspondance 1955 - 1957

En 1955, l'œuvre de Jung, maintenant âgé de quatre-vingts ans, est en majeure partie achevée. Excepté son autobiographie - texte paru sous le titre allemand particulièrement significatif de Souvenirs, rêves et pensées -, il n'écrira plus de textes importants.
Il vient de terminer le deuxième tome de Mysterium conjunctionis, son livre capital sur l'alchimie, mais l'événement déterminant de cette année est le décès de sa femme Emma, dont il dira dans Ma vie : "Tout ce qui s'éclaira en cette occasion à mes yeux m'avait prodigieusement arraché à moi-même..

" Désormais, il marchera les yeux ouverts vers sa propre mort, dans un dialogue sans concessions avec un inconscient qui ne connaît pourtant pas de limitation dans l'espace et dans le tempsA cette époque, sa santé se montre de plus en plus chancelante. Pourtant, il poursuit sa correspondance avec une disponibilité extrême, répondant quasiment à chacun, du plus illustre à l'inconnu. Dans un effort constant de s'expliquer sur l'originalité de sa psychologie, il n'a de cesse de replacer ses idées dans une perspective historique, seule capable d'en déterminer la genèse.
Lire ce nouveau tome de la correspondance de Jung, ce n'est pas seulement pénétrer le monde de ses pensées, caractérisé par des efforts de clarté, une volonté de témoigner et une recherche de la vérité incessants ; c'est également recevoir une très profonde leçon d'humanité. (4eme de couverture)
(Traduction par Claude Maillard , éditions Albin Michel, 305 pages).

Retour au menu des ouvrages

Correspondance 1958 - 1961

 

Au début de 1958, date où commence ce dernier volume de sa correspondance, Jung n'a même plus trois ans à vivre, et il a vu disparaître les membres les plus proches de sa famille et ses plus anciens amis. Quelle que soit l'affection que lui portent Ruth Bailey qui s'occupe quotidiennement de lui, Aniela Jaffé avec qui il a composé Ma vie ou sa principale élève Marie-Louise von Franz, il est entré dans cette solitude dont il disait, voici déjà des décennies, qu'elle était une attitude et un devoir spirituels.Il se dirige vers sa mort - cette mort que ses rêves de 1944 lui ont révélée comme union mystique ;

cette mort à quoi préparait tout son processus d'individuation ; cette mort où, selon lui, la psyché ne disparaît peut-être pas puisqu'elle se trouve "au delà du temps et de l'espace" et à l'approche de laquelle il faut pourtant se conduire comme si l'on était immortel.
Malgré tous les efforts qu'elle lui coûte, on est stupéfait de l'activité épistolaire qu'il continue à déployer afin de s'expliquer encore et toujours sur sa conception de la psychologie ou d'émettre sans cesse de nouvelles hypothèses. Leçon bouleversante que celle de ce vieillard qui accepte profondément son destin sans jamais en rabattre sur sa dignité d'être homme : c'est que la psychologie n'est pas seulement une science pour Jung, elle est aussi une éthique et une manière de vivre et de mourir.   (4eme de couverture)
(Traduction par Alix Gaillard-Dermigny et Christian Gaillard , éditions Albin Michel, 272 pages).

Correspondance 1932-1958

On savait déjà que Wolfgang Pauli, l'un des plus grands physiciens de ce siècle et prix Nobel en 1946, avait suivi dans les années trente une cure analytique avec l'un des élèves de Carl Gustav Jung, cure dont la série de rêves a été étudiée par Jung lui-même dans Psychologie et Alchimie.
Ce que l'on savait moins jusqu'ici, et que l'on découvre avec jubilation dans ce livre, c'est que les relations avec Jung se sont étalées sur un quart de siècle, jusqu'à la disparition de Pauli en 1958.C'est donc à l'échange entre deux géants de ce siècle que nous assistons ici,

dans l'effort de chacun pour comprendre le domaine de l'autre afin d'enrichir et d'approfondir sa propre réflexion : le but avoué étant de découvrir ce point d'unité dans le réel où la connaissance scientifique objective de la nature à travers ses règles et ses lois et la connaissance intérieure de la psyché et des manifestations de l'inconscient trouveraient une source ou une structure communes.
Ainsi voit-on apparaître le concept révolutionnaire de synchronicité, Pauli s'intéresser à l'alchimie ou aux philosophies néo-platoniciennes, Jung s'initier à certaines conceptions de la physique moderne, dans une recherche à deux voies, complémentaire et réciproque, qui représente au total l'une des entreprises scientifique et philosophique les plus originales et les plus audacieuses de notre siècle. (4eme de couverture)
(Traduction par Françoise Périgaut, éditions Albin Michel, 384 pages).

Retour au menu des ouvrages

Dialectique du moi et de l'inconscient

La confrontation avec l'inconscient passe par l'étude des rêves et des fantasmes. Ceux-ci nous renseignent sur l'attitude de notre "moi" mais également sur la dynamique de l'inconscient. Jung distingue l'inconscient personnel (matériaux refoulés, éléments qui appartiennent à la vie du sujet mais qui sont passés provisoirement en dessous du seuil de la conscience) et l'inconscient collectif, commun à l'ensemble des hommes. Les archétypes qui sous tendent l'inconscient collectif ne sont pas des représentations héritées,mais des structures

préformées de notre psychisme capables d'animer les matériaux qui composent la vie d'un individu. Jung rappelle  que «la vie psychique, dans son processus évolutif - comme tout processus d'ailleurs -, n'est pas simplement un déroulement conditionné de façon causale ; elle est aussi une démarche orientée vers une certaine fin, à laquelle elle tend ; la vie est aussi finalité».
Au cours de la prise de conscience des matériaux inconscients deux attitudes contradictoires prévalent généralement : d'un côté il y a ceux qui prétendent tout connaître, de l'autre tous ceux qui se sentent écrasés par les contenus de l'inconscient (avec entre les deux toute une gamme de nuances). La partie est difficile «car il s'agit du rapprochement et de la fusion de deux sphères qui jusque-là étaient anxieusement maintenues séparées l'une de l'autre, la sphère inconsciente et la sphère consciente». La nature humaine est composée de beaucoup d'ombre.
Jung rappelle que «l'individu n'est pas seulement un être particulier et isolé de façon absolue mais aussi un être social. [...] Chaque être humain vient au monde avec un cerveau hautement différencié, qui le rend apte à une vie mentale très riche et très variée, avec des possibilités de fonctionnement mentaux qui ne sauraient procéder ni dans leur acquisition ni dans leur développement de l'ontogénie».
Le Moi conscient s'identifie tout d'abord avec la persona. A l'origine la persona désignait le masque que portait le comédien et qui indiquait le rôle qu'il jouait. Ce masque fait penser aux autres et à soi-même que notre être est individuel : il n'en est rien, il s'agit d'un simple artifice, un compromis. L'identification aux diplômes, au rôle social, au titre honorifique sont autant d'éléments qui participent à la constitution de la persona.
La désidentification d'avec la persona expose l'individu aux contenus de l'inconscient ; c'est une phase critique. Jung nous dit : «l'énergie de l'inconscient ne peut être soustraite à celui-ci que  très partiellement : en effet, il reste toujours actif et efficace, pour l'excellent motif qu'il renferme et constitue lui-même la source de la libido dont émanent les éléments psychiques qui font notre vie. [...] Personne ne peut retrancher arbitrairement de l'inconscient la force agissante et créatrice».


La voie de l'individuation  permet à un être de devenir réellement ce qu'il est au plus profond de lui-même : il s'agit de la réalisation du Soi. Jung écrit : «L'individuation n'a d'autre but que de libérer le Soi, d'une part des fausses enveloppes de la persona, et d'autre part de la force suggestive des images inconscientes». Il s'agit d'un processus spontané, qui se déroule en chaque homme, la plupart du temps de manière souterraine.
L'anima (l'animus chez la femme) s'oppose à la persona. Chez l'homme, l'anima est projetée sur la personne d'une femme, qui se voit attribuée alors toute une série de qualités, qui en réalité appartiennent au sujet. Chez la femme les choses se présentent sous un jour différent, l'animus «est quelque chose comme une assemblée de pères ou d'autres porteurs de l'autorité, qui tiennent des conciliabules et qui émettent ex cathedra des jugements "raisonnables" inattaquables».
Une véritable confrontation - explication - avec l'inconscient est nécessaire. De nombreux exemples à l'appui, Jung nous livre «les techniques de la différenciation», en particulier la prise en compte des matériaux issus du monde des rêves et des fantasmes.
Le dernier chapitre de ce livre nous donne un aperçu du centre de notre personnalité, le Soi : «Ce quelque chose qui est tout nous-même, nous est à la fois si étranger et si proche qu'il nous reste inconnaissable ; tel un centre virtuel d'une complexion si mystérieuse qu'il est en droit de revendiquer les exigences les plus contradictoires, la parenté avec les animaux  comme avec les dieux, avec les minéraux comme avec les étoiles, sans même provoquer notre étonnement ni notre réprobation. Ce fameux quelque chose exige tout cela et nous n'avons rien en main qui nous permettrait de nous opposer légitimement à ses exigences, dont il est même salutaire d'écouter la voix».
(Traduction Roland Cahen, éditions Gallimard, 288p).

Retour au menu des ouvrages

Essai d'exploration de l'inconscient

En 1959, lors d'une interview à la télévision britannique (BBC) réalisée par John Freeman, Jung parla de sa vie, de son oeuvre, de ses idées. Il reçut de très nombreuses lettres écrites par un public non spécialiste, séduit par la qualité de sa présence, par son humour, par sa modestie.
Un peu plus tard Jung rêva « qu'au lieu de parler, assis dans son bureau, avec les grands docteurs et les psychiatres qui venaient le voir du monde entier, il se trouvait sur une place publique, et s'adressait à une foule qui l'écoutait avec une profonde attention, et comprenait ce qu'il disait ... ». Ce fut l'un des événements qui marqua la naissance de ce livre.

Ce texte, l'un des derniers écrit par Jung, est intégré dans le livre collectif « L'homme et ses symboles ». Il donne l'exemple de l'importance que Jung accordait à ses rêves. Il nous renseigne sur le devenir de la conscience : « l'homme [...] n'est devenu conscient que graduellement, laborieusement, au cours d'un processus qui s'est prolongé pendant des siècles innombrables, avant d'arriver au stade de la civilisation [...]. Et cette évolution est loin d'être achevé car de vastes régions de l'esprit humain sont encore entourées de ténèbres.
(Editions Gallimard, collection folio « essais », 181 pages).

Retour au menu des ouvrages


Essai sur la symbolique de l'esprit

Les Essais sur la symbolique de l'esprit viennent clore la trilogie entamée par La Vie symbolique ; Psychologie et vie religieuse puis L'Âme et le Soi : Renaissance et individuation, dernier cycle des publications de Jung quant à la fonction religieuse de l'inconscient. On y trouvera deux textes parmi les plus importants de C.G. Jung, celui sur l'Esprit Mercure d'une part, celui sur l'interprétation du dogme de la Trinité de l'autre. A travers ces deux études, en effet, l'une principalement fondée sur la figure du spiritus rector de tout travail alchimique,l'autre sur l'un des mystères centraux de la révélation chrétienne,

Jung dévoile les fondements les plus certains de sa position envers les phénomènes religieux : ni approbation béate comme on l'a cru souvent, ni croyance en une sorte de sacré nébuleux auquel il suffirait de s'abandonner pour goûter aux extases de l'äme. Au contraire.
Comme Walter Otto l'avait bien fait ressortir, toute "manifestation sacrée" est à double tranchant et si l'imago Dei peut s'y donner à voir, c'est tout autant la puissance du Mal que l'on peut y découvrir. D'où l'exigence de tout un travail intérieur, d'une ascèse à proprement parler, que guide la lumière de la raison, sous peine de tomber dans l'aliénation de soi-même et, à la limite, par submersion sous l'inconscient, dans la psychose. (4eme de couverture)
(Traduction par Alix et Christian Gaillard et Gisèle Marie, éditions Albin Michel, 321 pages).

Retour au menu des ouvrages


Introduction à l'essence de la mythologie (C.G. Jung / C. Kerényi)

Les études de Carl Gustav Jung et Charles Kenéryi réunies dans ce livre apportent de nombreux matériaux nouveaux ou peu connus, qui contribuent à une meilleure connaissance de la pensée mythologique, ce mode d'expression commun à toute l'humanité.
Malgré leurs variations infinies dans le détail, les réactions de la pensée mythologique présentent une uniformité de base qu'étudie Charles Kerényi. C.G. Jung complète ces études par des observations faites sur la pensée inconsciente des contemporains, dont il a souligné la parenté dans nombre de ses travaux.


Les deux textes « L'enfant divin » et « La jeune fille divine » qui figurent dans cet ouvrage « sont destinés plutôt à servir d'exemples d'une méthode, qu'à être traités d'une façon exhaustive » précise Charles Kerényi.
(Extrait  4eme de couverture)
 
(Éditions Petite Bibliothèque Payot, 251 pages).

Retour au menu des ouvrages


La guérison psychologique

Ce livre est composé de plusieurs textes ayant pour thème « la guérison psychologique » :
1.Qu'est ce que la psychothérapie ? (Gravité de la maladie appelée "névrose").
2.Médecine et psychothérapie (Des particularités de l'examen du malade).
3.Les problèmes de la psychothérapie moderne (Les quatre plans d'action psychothérapeutique).
4.De la nature des rêves.
5.Psychothérapie pratique (Les séries oniriques et le thématisme psychologique).
6.Moyens et buts de la psychothérapie (Le dessin comme facteur de l'auto-évaluation de l'être).

7.Des méthodes suggestives à la psychanalyse.
8.L'opposition entre Freud et Jung.
9.La névrose et l'auto-régulation psychologique.
10.Des images parentales au totalitarisme étatique.
11.Le relativisme essentiel de la psychothérapie.
12.Conscience, inconscient et individuation.
13.Des rapports de la psychothérapie et de la direction de conscience.
14.Psychothérapie et conception du monde.
15.Conclusions et plutôt programme.
(Traduction par Roland Cahen, éditions Georg, 342 pages).

Retour au menu des ouvrages

L'Âme et la Vie 

Textes réunis et présentés par Jolande Jacobi
Ce choix de textes - plus d'un millier - éclaire et illustre les aspects les plus caractéristiques, les plus accessibles aussi, de la doctrine de Jung. L'ouvrage s'adresse moins au spécialiste qu'au lecteur soucieux de découvrir les perspectives originales qu'ouvre cette pensée sur les domaines les plus importants de l'existence humaine.Parmi les thèmes abordés, on retiendra l'essence et l'activité de la psyché (l'âme, la conscience et l'inconscient, les archétypes, le rêve),l'homme dans sa vie relationnelle

(médecin et malade, l'homme et la femme, jeunesse et vieillesse, l'individu et la communauté), le royaume des valeurs et des choses dernières (la connaissance de soi, la vie de l'esprit, la création, le bien et le mal, le devenir de la personnalité, l'Occident et l'Orient, destin, mort et rénovation, la voie vers Dieu).
Le lecteur pourra aussi se laisser guider, à son gré, par les titres plus précis figurant en haut de chaque page et qui en résument le contenu essentiel. Enfin, l'index général des matières et des noms situé à la fin de l'ouvrage en facilitera également une étude plus attentive.
(Traduction par Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions Buchet Chastel, 533 pages).

Retour au menu des ouvrages


L'Âme et le Soi     

Renaissance et individuation
Lorsque, après s'être séparé de Freud sur le statut du religieux et du mythe dans la psychanalyse, Jung a peu à peu établi sa conception d'une réalité de l'âme, puis, comme il le dira dans Psychologie et alchimie, de la réalité d'un monde propre à cette âme, il ne reviendra plus jamais sur cette conquête décisive où se jouait pour lui, semble-t-il, un élément déterminant de vérité.
Encore faut-il s'entendre sur ce qu'on appelle le religieux : loin d'en faire un irrationalisme devant lequel on s'inclinerait - contresens

répandu mais qu'il est urgent aujourd'hui de dissiper enfin -, Jung l'a toujours conçu selon la leçon de son étymologie latine, c'est-à-dire une attitude et une volonté très soigneuses de prise en considération, d'examen, d'évaluation. En bref, il s'agit pour lui, précisément, d'une démarche rationnelle qui, loin de nous incliner à nous laisser emporter par le sacré, tend au contraire à le mettre à distance, à s'expliquer avec lui et, en bout de course, à en rendre raison.
Tout le travail d'une psychologie pratique est alors un travail de différenciation, où l'homme se recouvre dans son intégrité : l'individuation, telle qu'elle était déjà annoncée dans les Sept Sermons aux morts, n'est rien d'autre que ce processus où l'âme se découvre dans son entièreté, c'est-à-dire dans sa vérité singulière, vérité qui ne s'exprime que sous la puissance du symbole.
De ce rapport de Jung au religieux, La Vie symbolique traitait déjà, dans le domaine particulier du christianisme et de ses hétérodoxies. Le présent volume est surtout centré sur l'accès que nous avons à la vie de cette âme, sur les étapes successives du processus d'individuation, sur la fonction d'ordre psychique qui s'y révèle et qui garantit à la fois qu'elle organise les relations du moi et du soi, du conscient et de l'inconscient.
D'une certaine façon, tout homme est comme l'objet d'un autre sujet que lui-même. C'est cet autre sujet qu'il doit pouvoir considérer dans sa pleine lumière, et en le reconnaissant, le mettre du même coup en rapport avec sa subjectivité initiale. L'inconscient lui-même, selon Jung, est rempli d'"étincelles" comme autant de conscience qui réclame à advenir, et ces étincelles "correspondent aux particules lumineuses prisonnières dans la physis obscure, dont la réunion était la préoccupation essentielle du gnosticisme et du manichéisme". (4eme de couverture)
(Traduction par Claude Maillard, Christine Pflieger-Maillard et Roland Bourneuf, éditions Albin Michel, 288 p).

Retour au menu des ouvrages


L'énergétique psychique

Voici les différents chapitres qui composent cet ouvrage :
1.Energétique psychique (Généralités sur la conception énergétiste en psychologie - Application du point de vue énergétiste - Les notions fondamentales de la théorie de la libido - Le concept primitif de libido).
2.Instinct et inconscient. 
3.Contributions à la connaissance du rêve de nombres.
4.Psychologie et pathologie des phénomènes dits occultes (Étude psychiatrique - Cas de somnambulisme chez une femme d'hérédité chargée - Développement de la personnalité somnambulique

[État de veille - Les automatismes - Le changement du caractère - Rapport avec l'accès hystérique - Relation avec les personnalités inconscientes - Évolution de la crise - L'hyperactivité inconsciente]).
5.Âme et mort.
6.Fondements psychologiques de la croyance aux esprits.
(Traduction par Yves Le Lay, éditions Georg, 296 pages).

Retour au menu des ouvrages

L'homme à la découverte de son âme Structure et fonctionnement de l'inconscient


Dans la première partie de ce livre Jung nous explique combien  «nous dépendons, dans des proportions angoissantes, d'un fonctionnement ponctuel de notre psychisme inconscient». Il présente l'inconscient en ces termes : «ni concentré, ni intensif, mais crépusculaire jusqu'à l'obscurité, il y gagne une extension immense et il renferme côte à côte, de façon paradoxale, les éléments les plus hétérogènes ...». La conscience, cette précieuse conquête de l'homme, est «entourée par les abîmes de l'inconscient comme par une mer menaçante». La méditation sur les rêves, produits spontanés de l'âme inconsciente, nous offre la possibilité d'ouvrir le dialogue et de diminuer cette menace qui pèse sur nous.

La deuxième partie nous familiarise avec les fonctions et les structures du conscient et de l'inconscient. Les contenus de l'inconscient sont répartis en trois classes : accessibles, médiatement accessibles, inaccessibles.  La conscience, «épiderme flottant sur l'inconscient qui s'étend dans les profondeurs», utilise certaines fonctions pour s'orienter dans l'espace extérieur : la sensation, la pensée, l'intuition et le sentiment. Le moi est défini comme «doté d'un pouvoir, d'une force créatrice, conquête tardive de l'humanité, que nous appelons volonté». L'orientation dans l'espace intérieur nous met en contact avec l'ombre - la partie obscure du moi -, le souvenir, la mémoire, les affects (colère, tristesse, angoisse), les «irruptions de l'inconscient». L'introversion et l'extraversion distinguent deux grandes classes d'individus, selon qu'ils s'orientent habituellement vers le monde intérieur ou le monde extérieur.
L'expérience des associations - l'expérimentateur invite le sujet à réagir à chaque mot inducteur aussi rapidement que possible en prononçant seulement le premier mot qui lui vient à l'esprit -, montre combien le temps et le type de réaction varient selon le mot induit : ce sont des indices de complexes. Le complexe affectif est défini comme «image émotionnelle et vivace d'une situation psychique arrêtée, image incompatible, en outre, avec l'attitude et l'atmosphère consciente habituelles ; elle est douée d'une forte cohésion intérieure, d'une sorte de totalité propre, et, à un degré relativement élevé, d'autonomie».
La troisième et dernière partie est consacrée aux rêves. De nombreux exemples nous plongent dans ce monde étrange, qui s'éclaire au fil des interprétations. «Rien n'est obscur à qui comprend ; seule l'incompréhension  fait apparaître les choses inintelligibles et confuses» nous dit Jung. Il insiste sur les effets d'une interprétation de rêves qui doit atteindre le cœur, émouvoir l'être entier, pour le transformer durablement.
(Traduction Roland Cahen, éditions Albin Michel, 16cm x 24cm, 360p).

Retour au menu des ouvrages

L'homme et ses symboles

En 1959, lors d'une interview à la télévision britannique (BBC) réalisée par John Freeman, Jung parla de sa vie, de son oeuvre, de ses idées. Il reçut de très nombreuses lettres écrites par un public non spécialiste, séduit par la qualité de sa présence, par son humour, par sa modestie.
Un peu plus tard Jung rêva « qu'au lieu de parler, assis dans son bureau, avec les grands docteurs et les psychiatres qui venaient le voir du monde entier, il se trouvait sur une place publique, et s'adressait à une foule qui l'écoutait avec une profonde attention, et comprenait ce qu'il disait ... ».

Ce fut l'un des événements qui marqua la naissance de ce livre.Selon sa volonté, ce livre est une oeuvre collective, réalisée en cinq parties :
1.Essai d'exploration de l'inconscient par C.G. Jung.
2.Les mythes primitifs et l'homme moderne par Joseph L. Henderson.
3.Le processus d'individuation par Marie-Louise von Franz.
4.Le symbolisme dans les arts plastiques par Aniéla Jaffé.
5.Les symboles à l'intérieur d'une analyse individuelle par Jolande Jacobi.
Marie-Louise von Franz assure la conclusion sous le titre « La science et l'inconscient  » et publie le texte définitif, selon les directives de Jung, peu de temps après sa mort.
La simplicité de l'écriture,  les exemples fournis, les très nombreuses illustrations, l'index, sont autant de qualités qui rendent cet ouvrage très facile d'accès pour qui veut se familiariser avec la pensée de Jung.
Éditions Robert Laffont, 19cm x 26cm, 320p.

Retour au menu des ouvrages

La vie symbolique

Psychologie et vie religieuse
« Dès les premières pages de Psychologie et Alchimie, Jung écrivait très clairement, sans avoir peur des risques qu'il prenait de la sorte, que '"l'âme possède naturellement une fonction religieuse (...) et que la tâche principale de toute éducation de l'adulte est de faire passer l'archétype de l'image divine, ou ses émanations et ses effets, dans la conscience".
Sur le statut proprement métaphysique d'une telle assertion, Jung n'a jamais voulu se prononcer, considérant qu'il sortirait alors de ses limites et de son domaine de légitimité.

Mais il a toujours maintenu contre vents et marées qu'il y avait un monde propre de l'âme, et que son oeuvre consistait à démêler la façon dont il se manifestait et appelait l'homme à la découverte de sa réalité fondatrice de caractère numineux.
Se référant explicitement à Maître Eckhart quand il disait : "Ce n'est pas au-dehors mais à l'intérieur : tout à l'intérieur", Jung proposait ainsi "d'observer patiemment ce qui se passe en silence dans l'âme", dans la mesure où tout homme a par nature "dans son âme propre quelque chose qui peut croître".»
[...] Dans ce livre « Jung se confronte au christianisme - soit en s'inscrivant dans les grands courants de la gnose avec les Sept Sermons aux Morts qu'il place sous le patronage de l'Alexandrin Basilide, soit dans des échanges très serrés et courtois avec des religieux et des théologiens, comme dans le texte proprement dit de la Vie symbolique ou les lettres qu'il envoie à un pasteur protestant ou à un carme catholique : on pourra y voir au travail toute la puissance de sa réflexion, mais aussi le poids de l'angoisse qu'il a toujours ressentie - et d'autant plus comme thérapeute - devant l'insondable mystère de l'existence du mal ». (Extrait 4eme de couverture)
(Traduction par Claude Maillard et Christine Pflieger-Maillard, éditions Albin Michel, 268 pages)

Retour au menu des ouvrages

Le Fripon divin

Paul Radin - Charles Kerényi - C. G. Jung
Paul Radin nous présente le mythe du Fripon : « Il n'est guère de mythe aussi répandu dans le monde entier que celui que l'on connaît sous le nom de "mythe du Fripon" dont nous nous occuperons ici. Il y a peu de mythes dont nous puissions affirmer avec autant d'assurance qu'ils appartiennent aux plus anciens modes d'expression de l'humanité ; peu d'autres mythes ont conservé leur contenu originel de façon aussi inchangée. (...) Il est manifeste que nous nous trouvons ici en présence d'une figure et d'un thème, ou de divers thèmes,

doués d'un charme particulier et durable et qui exercent une force d'attraction peu ordinaire sur l'humanité depuis les débuts de la civilisation. »
Le livre débute par l'exposition, suivi du commentaire de Paul Radin, d'un mythe des indiens Winnebagos du Moyen-Wisconsin et du Nebraska-Oriental.
Charles Kerényi dans un deuxième volet étudie les analogies de ce mythe qui se trouvent dans la civilisation et dans la mythologie grecques.
Carl Gustav Jung assure la postface et nous livre une description des problèmes psychologiques liés au personnage du Fripon en général.
(Traduction par Arthur Reiss, éditions Georg, 203 pages).

Retour au menu des ouvrages


Les Énergies de l'âme

Séminaire sur le yoga de la Kundalinî
On savait depuis longtemps que Jung s'était intéressé à l'Orient, mais on connaissait surtout ses textes sur le bouddhisme - qu'il s'agisse du zen ou du bouddhisme tibétain. Sa profonde relation avec la tradition indienne du tantrisme nous est révélée ici par son séminaire sur le yoga où les images symboliques ont le plus de force, et où l'« image cosmique » qui réside en chacun de nous est le plus systématiquement, et parfois le plus violemment, sollicitée.

Ce livre, essentiel dans l'œuvre de Jung, nous permet de comprendre pourquoi le fondateur de la « psychologie des profondeurs » a établi sa notion d'un archétype du « Soi » à partir des textes sacrés indiens. Il nous introduit aussi dans une énergétique de l'âme dont le besoin, aujourd'hui, se fait de plus en plus ressentir. (4eme de couverture)

(Traduction par Zéno Bianu, éditions Albin Michel, 14cm x 22cm,

Retour au menu des ouvrages

Métamorphoses de l'âme et ses symboles

avec 300 illustrations choisies par Jolande Jacobi
C'est en 1950 que le grand psychanalyste suisse donna cette quatrième édition, considérablement amplifiée, d'un essai de 1912 dans lequel, partant d'un cas individuel - celui, exposé par Théodore Flournoy, d'une jeune Américaine auteur de poèmes dans un état semi-inconscient - il ouvrait à sa discipline des perspectives radicalement neuves.
En partant de l'histoire de miss Miller, il s'y livre à une vaste enquête sur les symboles et les mythes culturels et religieux, développe sa théorie de l'inconscient collectif et archaïque,

élargissant en fait le champ de la psychanalyse à une psychologie générale de l'humanité et de la culture.
Dès sa première parution, ce livre qui marquait sa rupture avec Freud fut abondamment commenté et discuté. C. G. Jung ne cessa par la suite de l'enrichir et d'en affiner les vues. C'est une de ses oeuvres maîtresses et l'un des classiques mondiaux de la psychanalyse.(4eme de couverture)
(Traduction par Yves Le Lay, éditions Georg, 770 pages).

Retour au menu des ouvrages

Les rêves d'enfants (tome1)

Ce premier tome regroupe un ensemble de rêves d'enfants. Ils ont fait l'objet de plusieurs séminaires dans la période 1936 - 1941.
Les matériaux produits, les analyses sont particulièrement riches. Les mystères de l'âme enfantine sont explorés, tous les âges sont représentés de quatre ans à l'adolescence.
Plusieurs intervenants de qualité présentent les rêves étudiés, citons Markus Fierz, les docteurs Frey, Spitz, Pitsch, Marie-Louise von Franz, Emma Steiner, Mme Margret Sachs ...


Voici quelques lignes extraites de ce livre :
« C'est pourquoi il est si extraordinairement important, dans l'éducation, que les parents sachent quels sont leurs problèmes, et qu'ils ne s'y ferment pas ; sans quoi les enfants sont obligés de vivre une vie qui est tout simplement impossible ; de faire des choses affreuses, qui ne sont pas du tout dans leur nature, mais transmises par leurs parents. Il y a alors des phénomènes vraiment intéressants. Quand on étudie l'histoire d'une famille et que l'on analyse les relations entre enfants et parents, on peut voir souvent le fil rouge de la destinée. La malédiction des Atrides se trouve parfois en plusieurs exemplaires dans une seule et même famille.» (page 118).
Ce livre est facile à lire, à recommander à tous ceux qui ont la charge de l'éducation des enfants.
(Traduction Claude Maillard, éditions Albin Michel, 345 pages).Retour au menu des ouvrages


Les rêves d'enfants (tome 2)

Avant et au début de la seconde guerre mondiale, Jung réunit autour de lui, à Zurich, un séminaire d'études et de recherches sur les rêves d'enfants âgés de trois à quinze ans.
Durant cinq années, ce séminaire va s'attacher à explorer et à éclaircir autant que possible des productions oniriques enfantines, afin de comprendre comment les structures psychiques de l'humain se mettent en place et se manifestent bien avant l'âge adulte.
On a dit souvent que, contrairement à Freud, Jung ne s'intéressait pas à l'histoire de ses sujets, et n'accordait pas de toute façon une grande importance à ce qui se passait dans l'enfance.

Si on entend ces mots au sens d'une stricte causalité psychique, c'est sans doute vrai. Mais du point de vue de la construction de la personnalité et de l'apparition dans l'humain de ces dynamiques de l'inconscient qui vont le marquer pour la vie, ce volume démontre qu'il n'y a rien de plus faux.
Prenant la suite des séminaires de 1936-37 et 1938-39, ce second tome des Rêves d'enfants complète une recherche profondément originale qui nous fait considérer l'enfant non seulement comme un être en devenir, ce qu'il est évidemment, mais aussi (faisant écho à beaucoup de nos préoccupations contemporaines), comme un être humain déjà à part entière et, de ce fait, à égale dignité avec le monde adulte. (4eme de couverture)
(Traduction Alexandre Tondat, éditions Albin Michel, 351 pages).

Retour au menu des ouvrages


le divin dans l'homme

Lettres sur les religions choisies et présentées par Michel Cazenave
Toute sa vie, Carl Gustav Jung a travaillé sur les rapports subtils qui lient la psychologie et le sentiment religieux. Loin de voir dans la religion une phénomène d'illusion ou une forme sublimée de la névrose obsessionnelle, il a toujours considéré que la « fonction religieuse » était constitutive de l'inconscient. Cherchant à cerner avec le plus de précision possible cette dimension incontournable de l'âme, il en a décrit les représentations symboliques

encore vivantes dans de nombreuses traditions spirituelles. Mais il a toujours refusé de se prononcer sur le « divin en soi », ou sur la vérité de quelque religion que ce soit.
C'est dans sa correspondance que Jung s'est expliqué le plus clairement sur sa position à la fois rigoureuse et périlleuse concernant la religion. Ses lettres sur « l'image de Dieu », sur le christianisme, le judaïsme ou les spiritualités orientales, rassemblées et présentées ici par Michel Cazenave, révèlent l'authenticité d'un scientifique ouvert à l'expérience intérieure. (4eme de couverture)
 
Éditions Albin Michel, collection bibliothèque spirituelle, 12cm x 19cm, 527page

Retour au menu des ouvrages

« Ma vie »

Souvenirs, rêves et pensées recueillis et publiés par Aniéla Jaffé 
« J'ai donc entrepris aujourd'hui, dans ma quatre-vingt-troisième année, de raconter le mythe de ma vie. » C'est au printemps 1957, quatre ans avant sa mort, que C.G. Jung éprouva le besoin de raconter à sa collaboratrice, Mme Aniela Jaffé, ce qu'il considérait comme l'essentiel de son existence et, rédigeant lui-même les passages les plus importants, la chargea de coordonner le tout. Un des grands fondateurs de la psychanalyse se fait le témoin de lui-même.

Très peu d'événements extérieurs : l'enfance de fils de pasteur, les combats psychiatriques du début du siècle, les voyages en Afrique du Sud et au Nouveau-Mexique, la construction sur un plan symbolique de la tour de Bollingen : autant de précisions autobiographiques qui éclairent cependant la genèse d'une des oeuvres qui ont le plus influencé l'essor contemporain de la psychologie des profondeurs. Particulièrement instructive à cet égard est la rencontre avec Freud, puis les démêlés avec le maître, jusqu'à la rupture de l'héritier présomptif à propos du rôle de la sexualité dans le développement du psychisme.
Mais toutes ces aventures ne sont évoquées qu'en fonction des rencontres plus fondamentales du conscient et de l'inconscient. « Ma vie est l'histoire d'un inconscient qui a accompli sa propre réalisation. » Souvenirs, rêves et pensées est l'auto-analyse d'un des grands rêveurs de l'humanité qui s'explique en même temps sur l'au-delà, les mythes, les symboles, l'inconscient collectif et, jamais plus clairement qu'ici, sur la religion. (4eme de couverture)
(Traduction par Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions Gallimard, collection Témoins, 532 pages).

Retour au menu des ouvrages

Mysterium conjunctionis (tome 1)

Études sur la séparation et la réunion des opposés psychiques dans l'alchimie
(Avec la collaboration de Marie-Louise von Franz)
L'alchimie a fourni à C.G. Jung "la forme lui permettant de modeler et de communiquer ses expériences dans la ligne d'une tradition historique de l'Occident" (M.L. von Franz). Mysterium conjunctionis est le fruit le plus pur de ces épousailles. L'auteur, couronnant son oeuvre, y présente le trésor ramené de son dialogue avec les anciens grimoires, inlassablement poursuivi au long d'un quart de siècle.

Mais, chez le médecin-philosophe de Küsnacht, le passé n'est là que pour confirmer, étayer et éclairer le présent. On doit rappeler à ce sujet les termes qu'il utilise, dans Ma vie, pour caractériser son ouvrage : "Ce n'est qu'avec Mysterium conjunctionis que ma psychologie fut définitivement placée dans la réalité et reprise en sous-œuvre comme un tout, à l'aide de matériaux historiques." Et il ajoute : "Ainsi ma tâche était accomplie, mon oeuvre faite, et maintenant elle peut tenir debout." Ce fier témoignage fait indiscutablement du Mysterium le testament de Jung, son chef œuvre au sens médiéval du terme.
En publiant, nous avons conscience de mettre entre les mains de quiconque se penche sur son propre mystère un élément de la "chaîne d'or" qui l'aidera à diriger sa marche et à en conjurer les périls. (4eme de couverture)
(Traduction par Etienne Perrot , éditions Albin Michel, 320 pages).

Retour au menu des ouvrages

Mysterium conjunctionis (tome 2)

Études sur la séparation et la réunion des opposés psychiques dans l'alchimie
Avec la collaboration de Marie-Louise von Franz
Mysterium conjunctionis est le fruit de la confrontation poursuivie pendant plus de vingt ans par C.G. Jung aidé de Marie-Louise von Franz avec l'alchimie historique dont la psychologie des profondeurs "a repris le sentier perdu".
Dans ce second volume l'auteur aborde de façon plus centrale le "mystère de la conjonction", objet et but commun des deux disciplines. Il s'agit d'une réconciliation des opposés qui a pour siège l'homme ordinaire et entraîne son "ennoblissement",

faisant éclore en lui la figure archétypique de l'anthropos, homme primordial (Adam et Kadmon) et "dieu terrestre", auquel la psychologie moderne donne le nom de Soi. Ainsi s'opère "la guérison du roi" qui met fin à la stérilité du royaume.
Écartant soigneusement toute spéculation métaphysique ou théologique, le psychologue de Zurich nous lègue, comme fruit de ses observations et aboutissement de sa méthode, la réalité empirique de "l'homme passant infiniment l'homme" célébré par les grands enseignements religieux de l'humanité.
Un pareil témoignage ne peut être pris à la légère à l'heure où l'extension du chaos à l'échelle de la planète intensifie l'appel d'une "libération". Jung montre le chemin d'un accomplissement source de sens et de paix. Il nous place ainsi devant une responsabilité aussi lourde que remplie d'espérance. (4eme de couverture)
(Traduction par Etienne Perrot , éditions Albin Michel, 434 pages).

Retour au menu des ouvrages

Présent et avenir

Malgré leurs divergences, Jung et Freud s'accordent pour penser que l'épanouissement de l'individu est menacé par le développement de la civilisation. La pression des masses organisées plonge l'individu dans un état de "somnambulisme infantile" où il perd sa dignité. La science qui l'ignore au profit des abstractions de la statistique légitime cette évolution. De surcroît, les grandes idéologies de masse - politiques ou religieuses - portent jusqu'à la dépossession de soi cette réduction de l'individu réel à la moyenne abstraite de l'homme commun entreprise par le rationalisme scientifique.

Mais le pire, c'est que l'on fuit alors la raison pour le mythe, qu'il s'agisse des religions ou des dictatures, de la Cité de Dieu ou de l'État déifié. Toutefois, cette perspective réductionniste n'est pas inéluctable. 
La voie indiquée par Jung pour y échapper consiste à porter le regard vers les "profondeurs" du Soi, pour intégrer les énergies archétypiques qu'il révèle. Ce "processus d'individuation" est la condition préalable qui ouvrira à terme les voies d'un "compromis entre l'individu et la société".
(Traduction par Roland Cahen, René et Françoise Baumann, éditions Buchel Chastel, 213&nbspp)

Retour au menu des ouvrages

Problèmes de l'âme moderne

Cet ouvrage est composé de 4 parties:
I - La structure de l'âme :
1.Âme et terre.
2.L'esprit et la vie.
3.Psychologie analytique et conception du monde.
II - L'homme et l'existence :
1.L'homme archaïque.
2.Le problème psychique de l'homme moderne.
3.Typologie psychologique.
4.Au solstice de la vie.
5.Devenir de la personnalité.
III - La femme et le couple :
1.La femme en Europe.

2.Le mariage, relation psychologique.
IV - La poésie et l'art :
1.Psychologie et poésie.
2.La psychologie analytique dans ses rapports avec l'œuvre poétique.
3.Paracelse.
4.Freud.
5.Ulysse (monologue).
6.Picasso.
(Traduction par Yves Le Lay, éditions Buchet Chastel, 466 pages).

Retour au menu des ouvrages

Psychogenèse des maladies mentales

Avant de rencontrer Freud et la psychanalyse, Carl Gustav Jung travaillait déjà sur la schizophrénie aux côtés d'Eugen Bleuler et Auguste Forel. La qualité, le niveau et l'originalité de ses recherches lui valurent une notoriété certaine et la réputation d'un psychiatre prometteur. Son essai sur « La psychologie de la démence précoce » attira l'attention de Freud au moment où Jung lui-même découvrait son « interprétation des rêves ». A la psychanalyse naissante, Jung associait le terrain de la psychose alors mal connu, suscitant ainsi réexamens et réévaluations de certains points fondamentaux.

En 1959, dans ses Considérations actuelles sur la schizophrénie, Jung constatait avec regret que, depuis ses premières publications, les connaissances sur la nature profonde de cette maladie mentale restaient très fragmentaires. Il ferait sans doute encore le même constat aujourd'hui malgré les avancées neurobiologiques ou cognitives qui ont été effectuées.
Ce volume présente un intérêt d'autant plus grand que c'est très certainement par sa formation de psychiatre et par sa connaissance de la psychose - singulièrement de la schizophrénie - que s'explique la rupture ultérieure de Jung avec Freud et la théorie nouvelle qu'il sera amené à bâtir : « Le fréquent recours à des formes et à des productions associatives archaïques qui sont observées dans la schizophrénie, écrit-il dans son essai sur la schizophrénie, m'a donné pour la première fois l'idée d'un inconscient non seulement constitué de contenus de conscience originelle perdus, mais d'une strate plus profonde, avec un caractère tout aussi universel que les motifs mythiques qui caractérisaient l'imagination humaine en général. » (4eme de couverture)
(Traduction par Josette Rigal, éditions Albin Michel, 383 pages).

Retour au menu des ouvrages


Psychologie de l'inconscient

Cet ouvrage, écrit par Jung au moment de la rupture des relations qu'il entretenait avec Sigmund Freud - en 1913 -  est composé de huit chapitres :
I.La psychanalyse.
II.La théorie de l'Éros.
III.L'autre point de vue : la volonté de puissance.
IV.Les types d'attitude.
V.L'inconscient individuel et l'inconscient collectif ou supra-individuel.
VI.La méthode synthétique ou constructive.
VII.Les archétypes de l'inconscient collectif.

VIII.Considérations générales sur l'inconscient et la thérapeutique analytique.
(Traduction par Roland Cahen, Georg, 221 pages).

Retour au menu des ouvrages

Psychologie du transfert

Jung raconte : "Lors de notre premier entretien, Freud me demanda tout à trac : - et que pensez-vous du transfert ?... Je lui répondis qu'à mon avis c'était l'alpha et l'oméga de la méthode. - Alors, me dit-il, vous avez compris l'essentiel."
Le dialogue entre praticien et patient (ou patiente) est une réalité brûlante. Sur ce point comme sur tant d'autres, Jung avait conscience d'avoir mené à son terme la recherche de son prédécesseur. Cela ne put se faire que par la reconnaissance de la dimension transpersonnelle de l'échange thérapeutique. Pour la mettre en évidence Jung recourt au symbolisme alchimique.

A travers la rencontre de deux individus, il montre la mise en présence, à des niveaux divers, de deux archétypes, "le roi et la reine", l'homme et la femme en tant que principes. S'appuyant sur les figures d'un traité publié en 1550, Le Rosaire des philosophes (Rosarium philosophorum), il décrit les phases dramatiques conduisant aux "noces royales". La mort et la résurrection des deux partenaires donnent naissance au "fils des sages" ou androgyne, où s'unifient le masculin et le féminin.
Les chatoiements des symboles hermétiques laissent transparaître à chaque ligne l'expérience d'un praticien hardi et doté d'un sens aigu de sa responsabilité éthique, au service de l'âme, "sa seule maîtresse". Le transfert, périlleuse et irremplaçable voie d'amour, est le cœur de la psychologie des profondeurs. La pudeur habituelle de Jung ne l'a pas empêché de lever ici un coin du voile. Cet ouvrage servira de guide à quiconque est appelé à plonger, par le dialogue, dans "le feu secret des sages", nom de l'amour transformant, créateur de l'hermaphrodite, l'un des mille noms de la totalité psychique, du Soi jungien. (4eme de couverture)
(Traduction par Etienne Perrot , éditions Albin Michel, 216 pages).

Retour au menu des ouvrages


Psychologie et alchimie

Avec Psychologie et Alchimie, nous pénétrons dans un domaine où le génie de Jung éclate avec une entière originalité. Jamais livre éclairant une énigme séculaire n'a été aussi clair et aussi lumineux. Son volume et son ampleur mêmes sont nécessaires à la limpidité. Les merveilleuses illustrations (270) font le reste.
Cet ouvrage montre que dans l'alchimie, l'homme, en affrontant les énigmes de la matière, affrontait le plus souvent, et à l'époque sans guère le savoir les énigmes les plus brûlantes et les plus solennelles de son esprit et de sa vie.

Les archétypes qui se sont exprimés entre autres dans l'alchimie étant la matière première potentielle de toutes les structures mentales, cet ouvrage va irradier et jeter des lumières dans tous les domaines, scientifiques, philosophiques, psychologiques, voire métaphysiques et religieux. Éclairant et élucidant une énigme fondamentale du passé, cet ouvrage ouvre aussi les portes d'un avenir plus humain : l'homme enrichi par les apports de l'inconscient collectif apprendra de mieux en mieux à se désaliéner des fascinations abusives et à se recentrer avec de plus en plus de fraternité sur le seul bien dont on doit être tout à fait certain, sur lui-même, sur l'homme et ses étonnantes potentialités. (4eme de couverture)
(Traduction par Henry Pernet et Roland Cahen, éditions Buchet Chastel, 705 pages).

Retour au menu des ouvrages

Psychologie et éducation

Dans ce volume se trouve groupé l'essentiel des travaux de Jung concernant l'éducation.
Éducation de l'enfant mais encore éducation de l'adulte qui conditionne - ô combien - la première.
L'œuvre éducative est d'une grande complexité. Elle est intimement liée aux structures mentales conscientes et inconscientes qu'elle vise à faire progresser.
Aussi ne pouvait-elle pas recevoir une impulsion violente et révolutionnaire des plans profonds de l'homme.

C'est une nouvelle vision du devenir de l'enfant et de l'homme qui se dégage de cet ouvrage, du grand clinicien de l'âme et du grand éducateur que fut Jung.
Cet ouvrage concerne donc tous les éducateurs ; or, par-delà les professionnels de l'éducation, nous sommes tous des éducateurs de nous-mêmes et de nos proches ! (4eme de couverture)
(Traduction par Yves Le Lay, L. Devos et Olga Raesvski, éditions Buchel Chastel, 266 pages).

(Traduction par Yves Le Lay, L. Devos et Olga Raesvski, éditions Buchel Chastel, 266 pages).

Retour au menu des ouvrages

Psychologie et orientalisme

On sait l'intérêt de Jung pour les traditions orientales. Le public français a déjà pu en mesurer l'importance à travers les oeuvres déjà traduites, et nous avons consacré le premier volume de cette collection aux réflexions que le Mystère de la Fleur d'Or a inspirées au psychologue de Zurich. Il nous a paru utile de rassembler, dans ce cinquième volume, la quasi-totalité des textes concernant directement l'orientalisme. Écrits de 1935 à 1960, ils se caractérisent à la fois par la variété des thèmes et par l'unité d'inspiration.

Ces écrits une fois traduits, il convenait de choisir l'ordre dans lequel ils seraient présentés. Un classement chronologique risquait de ne pas faire suffisamment ressortir les grand thèmes, et d'autre part une présentation thématique pouvait paraître artificielle. Les éditeurs de la grande édition allemande des Oeuvres Complètes (Gesammelte Werke, Olten und Freiburg-im-Breisgau) avaient tenté de résoudre ce problème en tenant compte, autant qu'il était possible, de ces exigences contradictoires. Nous avons cru devoir adopter l'ordre de présentation qu'ils ont eux-mêmes retenu ; il nous a paru le meilleur, compte tenu du fait, néanmoins, que certains textes de Jung sur l'orientalisme sont précédés ou suivis, dans cette grande édition, d'autres écrits du même auteur et venant les éclairer. (4eme de couverture, Antoine Faivre et Frédérick Tristan)
(Traduction par Paul Kessler, Josette Rigal et Rainer Rochlitz, éditions Albin Michel, 293 pages).

Retour au menu des ouvrages


Psychologie et religion
Cette étude permet de saisir dans sa profondeur la réalité du sentiment et de l'expérience religieuse, la place et le rôle du christianisme à l'égard des autres religions, le sens du dogme et du rite.
Parmi les divers moyens d'accès au religieux Jung retient et explique la voie psychologique ce qui lui permet de considérer l'autonomie de l'inconscient et les différents symboles.
Un tel ouvrage oblige le chrétien et l'athée à considérer avec un regard neuf les diverses positions d'adhésion ou de refus. (4eme de couverture).
Cet ouvrage est composé de trois parties : 
I.L'autonomie de l'inconscient.
II.Le Dogme et les Symboles naturels.
III.Histoire et Psychologie d'un Symbole naturel.
(Traduction par Marthe Bernson et Gilbert Cahen, éditions Buchet Chastel, 218 pages).

Retour au menu des ouvrages


Réponse à Job
C.G. Jung : "Clément de Rome professait que Dieu régentait le monde avec une main droite et une main gauche. La main droite signifiait le Christ et la gauche Satan. La conception de Clément est manifestement monothéiste puisqu'il réunit les principes opposés dans un Dieu.
Plus tard, toutefois, le christianisme devint dualiste dans la mesure où la part des éléments opposés, personnifiée par Satan se trouve dissociée et où Satan se trouve banni dans un état d'éternelle malédiction. Le voilà le problème central. Il est d'une signification essentielle et il est à l'origine de
la doctrine chrétienne du salut. Si le christianisme a la prétention d'être une religion
monothéiste il ne peut se passer de l'hypothèse que les contraires sont unifiés dans un Dieu. Mais ceci pose un grave problème religieux : le problème de Job. Le but de mon livre est d'en montrer le développement historique aux travers les siècles, depuis l'époque de Job, jusqu'aux événements symboliques les plus récents. Pendant plusieurs années j'hésitais à publier ma "Réponse à Job" car je me rendais compte d'avance des conséquences de cette démarche et de la tempête qu'elle déclencherait. Mais j'étais possédé par l'urgence et par la lourde signification de problème et je ne pouvais pas m'en détacher. Aussi je me vis contraint d'accueillir le problème dans son entier et je le fis en décrivant mon expérience personnelle où figurait toutes mes émotions subjectives. (4eme de couverture)
(Traduction par Roland Cahen, Postface d'Henry Cordin,
éditions Buchet Chastel , 306 pages).
 

Retour au menu des ouvrages


Sur l'interprétation des rêves
C'est par "l'interprétation des rêves" que Jung se rallia à Freud. Le psychiatre suisse y trouvait en effet une "voie royale" vers l'inconscient qui lui permettait une nouvelle approche de certains de ses malades schizophrènes. L'accord n'était cependant pas total et, après sa rupture avec Freud, Jung développa une autre méthode d'interprétation des rêves qui, sans renier les apports du fondateur de la psychanalyse, essayait de dépasser ce qu'il considérait comme une fixation unilatérale sur la théorie de la libido.
Pour Jung, le rêve ne peut s'expliquer, dans la plupart des cas, qu'à partir de lui-même, sans être réduit à des présupposés théoriques qui lui feraient dire autre chose que ce qu'il dit réellement. Dans cette optique, le rêve, produit de l'inconscient le plus profond qui cherche à se dévoiler, ne se comprend qu'à travers l'effort de l'âme à être reconnue.
Ce livre, à l'issu d'un séminaire d'études tenu par Jung avec certains de ses élèves les plus importants, passe aussi en revue les grands systèmes d'interprétation des rêves depuis l'Antiquité, tente d'en expliquer les ressorts et, à travers un foisonnement d'exemples commentés, montre de manière vivante comment écouter et comprendre les images oniriques qui sont le pendant de notre aventure intérieure. (4eme couverture)
(Traduction Alexandra Tondat, éditions Albin Michel, 320 pages).

Retour au menu des ouvrages


Synchronicité et Paracelsica
La synchronicité représente de toute évidence l'un des nœuds théoriques principaux de la pensée et de l'œuvre de Jung. Alors que celui-ci en découvre très tôt la présence et les manifestations (il en parle dès 1930), en déclarant à propos du Yi King que ce dernier "repose en effet, non sur le principe de causalité, mais sur un principe non dénommé jusqu'ici - parce qu'il ne se présente que chez nous - auquel j'ai donné, à titre provisoire, le nom de principe de synchronicité", il ne se décide cependant à publier à son sujet de manière systématique et réglée que très tard dans sa vie, à la fin des années quarante et au début des années cinquante.
Encore ne s'agit-il pas pour Jung de fournir une explication définitive à un domaine qu'il qualifie d'"obscur" et de "problématique", mais d'y ouvrir un accès dont il a la conscience aiguë de combien il se heurte à nombre de préjugés (de nature à la fois intellectuelle, idéologique et subjective) dans la société occidentale moderne.
S'il se résout à cet effort, c'est par un double souci d'élucidation scientifique et philosophique, ainsi que devant l'importance humaine du phénomène, et l'exigence intérieure du souci thérapeutique que l'a toujours animé.
(...) Entre les deux parties de ce volume consacrées à la synchronicité, nous avons intercalé les trois textes composés par Jung sur Paracelse. C'est que la vue alchimique du monde et du destin de l'homme et la doctrine des arcanes reposent sur la théorie des signatures et des correspondances, qui représente la conception même de "la synchronicité avant la synchronicité". Il ne s'agissait pas seulement par là de faire ressortir l'unité de pensée et la cohérence que sous-tendent toute l'œuvre de Jung dans ses multiples intérêts pour le taoïsme ou l'alchimie par exemple, mais aussi de mettre en lumière le profond arrière-plan psychique que requiert la conception de la synchronicité, et d'illustrer la loi de contamination des archétypes qui préside au travail de la réalité psychique objective.  (extrait 4eme de couverture, rédigé par Michel Cazenave)
(Traduction par Claude Maillard et Christine Pflieger-Maillard, éditions Albin Michel, 352 pages).

Retour au menu des ouvrages


Types psychologiques
Introversion et extraversion sont des termes qui sont passés dans le langage courant. Les "Types psychologiques" font une large place à ces concepts : "Qui ne connaît ces natures fermées, difficilement pénétrables, souvent ombrageuses, qui contrastent violemment avec ces caractères ouverts, sociables, souvent enjoués, ou tout au moins aimables et d'un abord facile, qui s'accordent ou se chicanent avec tout le monde ...". Chacun reconnaîtra l'opposition qui existe entre les caractères de type introverti et ceux de type extraverti.
Au delà de ces types généraux d'attitude existent quatre fonctions psychologiques :
1.La pensée.
2.L'intuition.
3.Le sentiment. 
4.La sensation.
La combinaison des types et des fonctions est décrite tout au long de cet ouvrage de référence. Le dernier chapitre est consacré aux définitions des principaux termes utilisés.
(Traduction par Yves Le Lay, éditions Georg, 506 pages).

Retour au menu des ouvrages

Un mythe moderne
Des "signes du ciel"
Cet ouvrage traite "de ces bruits, de ces rumeurs qui courent, issus de tous les coins du monde, sur des objets ronds, circulant à travers notre troposphère et notre stratosphère, objets que l'on appelle des "soucoupes volantes", des "disques", des "sauceurs" ou des "Ufos" (Unidentified Flyind Objects, objets volants non identifiés)."
Jung précise : "Cette rumeur, ces bruits et le problème de l'existence physique éventuelle des objets volants qu'ils évoquent me paraissent tellement importants que je crois de mon devoir de lancer un cri d'alarme, comme je le fis à l'époque où se préparaient des événements qui devaient frapper l'Europe au plus profond d'elle-même". Il fait allusion ici à la seconde guerre mondiale (voir le chapitre Wotan publié en 1936, Aspects du monde contemporain).
Il ajoute : "l'humanité doit s'attendre à des événements d'où sortira la fin d'un éon, la fin d'une ère, la fin d'une grande époque du monde." Ce livre nous donne des indications précieuses sur le sens de ces événements qui sont aujourd'hui d'une première actualité.
(Traduction par Roland Cahen, René et Françoise Baumann,
éditions Gallimard folio, 328 pages).